Madame la Ministre,
Monsieur le Président de l’AUF,
Et Monsieur le Recteur de l’AUF,
Monsieur l’Administrateur de l’OIF,
Madame la Sénatrice,
Je voudrais tout d’abord remercier M. le recteur Bernard Cerquiglini de m’avoir invitée à ce bel évènement, et remercier tous ceux, et ils sont nombreux, qui se sont engagés, au Québec et à travers le monde, pour célébrer le cinquantenaire de l’Agence Universitaire de la Francophonie, l’AUF.
Ce cinquantième anniversaire de l’AUF, a été et sera encore marqué, par de nombreux évènements dans le monde. Mais nous savons que nulle part ailleurs cet anniversaire n’aura un caractère aussi symbolique, aussi fort et aussi émouvant qu’au Québec, et plus exactement à l’Université de Montréal où l’AUF est née il y a un petit plus de 50 ans.
L’occasion m’est donnée ici de saluer le formidable engagement et l’esprit pionnier, des deux pères de l’AUF, de deux québécois : Jean-Marc Léger et André Bachand. Il a cinquante ans, ces deux visionnaires, ces deux précurseurs, ont su réunir des personnalités de nombreux pays pour établir un lien très fort entre les universités francophones et créer ce qui s’appelait à l’époque l’AUPELF.
Je tiens également à saluer tous ceux qui, en Europe bien sûr, en Afrique et sur tous les continents, se sont engagés dès les premiers instants pour soutenir les idées de Jean-Marc Léger et André Bachand. Ceux qui, au côté des gouvernements des pays francophones ont soutenu l’AUF sont nombreux. Je me limiterai à citer ce soir Mgr Irénée Lussier, alors recteur de l’Université de Montréal et le recteur des universités du Maroc, Mohammed El Fasi, qui a été un des artisans de l’ouverture de l’AUF au-delà des pays francophones.
Je voudrais aussi remercier Mme Line Beauchamp, Vice-première Ministre et Ministre de l’Education du Loisir et du Sport, pour le soutien continu du Gouvernement du Québec à l’agence et aux valeurs de la francophonie. La France a été et reste aujourd’hui le principal soutien de l’AUF mais, sans l’appui des universités du Québec et du gouvernement du Québec, on peut penser que Jean-Marc Léger et d’André Bachand n’auraient pas pu réalisés leur projet.
En cinquante ans d’existence, l’AUF a beaucoup évolué. Elle s’est adaptée pour renforcer le lien de solidarité entre les universités de langue française, pour animer un vaste espace francophone de production et de transmission du savoir en langue française, dans un monde de plus en plus ouvert.
Aujourd’hui ce lien réunit près de 800 universités, réparties dans 91 pays. L’AUF s’est ouverte à des universités « partiellement francophones ». Elle est devenue le plus grand regroupement universitaire au monde. Pierre Noreau, directeur du Bureau des Amériques de l’AUF (qui est parmi nous ce soir) a dit « Nous sommes présents dans plus de pays, qu’il n’y a de pays francophones. En fait, ce qui a toujours été important pour l’Agence, c’est de mettre en contact ceux qui parlent français pour qu’ils puissent coopérer, même si l’université membre n’est pas entièrement francophone. »
Ce formidable outil de coopération universitaire est également un partenaire essentiel du mouvement francophone. L’ensemble des opérateurs de la Francophonie a été appelé par le Sommet francophone de Québec (octobre 2008) à s’engager pleinement dans l’unité de la Francophonie en portant ses grands projets, notamment les projets novateurs de promotion du français. Cette recommandation a été renouvelée par le dernier Sommet francophone de Montreux (octobre 2010).
L’AUF est ainsi porteuse d’un important projet de mobilité étudiante sous l’appellation d’Horizons francophones. Elle contribue, aux côtés de l’OIF et de ses opérateurs, au lancement des projets de formation à distance des maîtres, IFADEM, au volontariat des jeunes francophones, au développement de la culture numérique francophone. Ses programmes interviennent dans des domaines aussi identitaires en francophonie que la diversité culturelle et linguistique ; l’Etat de droit et de la démocratie, le soutien des TIC au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’environnement et le développement durable solidaire.
La participation active de l’AUF au pôle informel de promotion de la langue française dans le monde, créé par l’OIF et les opérateurs, est à souligner tout particulièrement. En associant toutes les complémentarités des compétences des réseaux francophones, la définition d’une politique intégrée de la promotion de la langue française est l’objectif que nous poursuivons pour le prochain Sommet de la Francophonie, prévu à Kinshasa en octobre 2012.
Je ne voudrais pas être trop longue en cette belle soirée mais je tiens à rappeler l’engagement très fort de la France en faveur de l’Agence. La France a toujours été le premier contributeur de l’AUF en lui fournissant près de 80 pour cent de son budget.
Cet engagement traduit notre engagement dans la Francophonie institutionnelle et notre adhésion aux valeurs du partage des connaissances entre le Nord et le Sud.
Je vous remercie et vous souhaite une très belle soirée./.
