Vernissage de l’exposition « Couleurs de l’Inde » Pointe à Callière – le 7 novembre 2011
Madame la Directrice Générale, madame Francine Lelièvre Monsieur le Président du Musée national des Arts Asiatiques Guimet, M. Olivier de Bernon Madame la Conservatrice du Musée Guimet, madame Amina Tada Hussein-Okada Madame la représentante de la ville de Montréal, Chers amis du Musée de Pointe à Callière, Mesdames, Messieurs
C’est un honneur et un grand plaisir pour moi de participer à l’inauguration de l’exposition « les couleurs de l’Inde », qui durant tout l’hiver, va nous éblouir par ses couleurs vibrantes, d’ocre rouge au jaune safran, et constitue un hymne à la couleur si caractéristique de la civilisation indienne.
Cette exposition est aussi le fruit d’une coopération franco-québécoise, d’où ma présence parmi vous. En effet, le Musée Guimet des arts asiatiques a prêté une centaine d’œuvres de ses riches collections qui s’échelonnent du IIIe millénaire avant notre ère jusqu’au XIXe siècle de notre ère.
Tous les différents courants esthétiques qui s’épanouirent sur le sol de l’Inde et influencèrent sous des formes diverses l’art des pays de l’Asie du Sud-Est vous sont présentés notamment les textiles indiens aux couleurs vibrantes dont des saris, châles, voiles, odhnis (ces longues écharpes), turbans et manteaux des 18e et 19e siècles provenant de l’impressionnante collection de textiles du fonds de Krishna Riboud qui a fait don au musée en 1990 de cet unique ensemble de textiles indiens.
Nous constatons aujourd’hui que les plus grands musées du Monde ont pris le parti de repenser la présentation de leurs collections en accordant de nouveaux espaces aux arts asiatiques comme notamment le Metropolitan de New York et l’Art Institute de Chicago La France peut s’enorgueillir d’avoir eu très tôt un musée spécialisé, depuis 1889, issu de la collection privée d’Emile Guimet, industriel lyonnais passionné par l’Asie.
L’Inde nous fascine, mais reste pour beaucoup d’entre nous secrète et mal connue, tellement riche culturellement qu’elle ne peut être appréhendée en une seule exposition.
Je salue donc l’initiative du Musée Pointe à Callière de s’être tourné vers l’explication des civilisations complexes et de nourrir ainsi la curiosité du public montréalais qui n’a de cesse de découvrir la richesse culturelle de notre monde.
Comme l’écrivait le poète Henri Michaud " Après un voyage en Inde, on aurait tendance à dire : j’ai vu l’Inde, alors que c’est elle qui vous a vu", mais chacun sait que l’Inde change toujours les individus. Laissez-vous donc emporter par ce tourbillon de couleurs !
Je vous remercie.
