Climat : À quoi correspondent les 100 milliards

Les pays développés se sont engagés, à Copenhague en 2009 et à Cancun en 2010, à mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique. Cette promesse est liée à la responsabilité historique des pays développés dans le phénomène du réchauffement climatique.

Les pays développés se sont engagés, à Copenhague en 2009 et à Cancun en 2010, à mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique.

Cette somme peut provenir de sources bilatérales ou multilatérales, publiques et privées, y compris innovantes (par exemple, la contribution française à la taxe sur les transactions financières). Concernant les financements publics, ils peuvent prendre plusieurs formes : les fonds multilatéraux comme le Fonds vert ; des institutions multilatérales ou régionales comme la Banque mondiale ; les contributions des gouvernements ; des institutions bilatérales comme l’Agence Française de Développement.

Ainsi, les 100 milliards ne sont pas à confondre avec le Fonds vert, une partie seulement de cette somme a vocation à transiter par Le Fonds vert.

La question des 100 milliards est un enjeu important des négociations : l’assurance des pays en développement que les pays développés respecteront cet engagement est essentiel pour créer la confiance nécessaire à la négociation d’un accord à Paris. Les présidences française et péruvienne ont donc commandé un rapport à l’OCDE en collaboration avec le think-tank Climate Policy Initiative afin de faire le point en prenant en compte les efforts faits cette année sur les méthodologies de comptabilisation des financements publics et privés déjà mobilisés, en particulier les efforts déployés par les banques de développement (1) et par les pays contributeurs sur la finance privée (2). Le rapport sera publié le 9 octobre lors de la réunion des ministres des finances sur le climat à Lima, qui sera coprésidée par les ministres des finances français et péruvien et servira d’input à la discussion visant à avoir une compréhension partagée des efforts faits jusqu’ici et des perspectives dynamiques jusqu’en 2020.

1) Voir les résultats de Climate Finance Forum sur le suivi des financements pour l’atténuation, le mainstreaming du climat et l’effet de levier et les Principes communs pour la comptabilisation des financements pour l’adaptation.

2) Voir le communiqué publié à l’issue de la réunion des 5 et 6 septembre 2015.

publié le 25/11/2015

haut de la page