Congrès ACS 2015 - échanges de bonnes pratiques France-Québec

Le Congrès annuel de l’Association des Communicateurs Scientifiques du Québec (ACS) s’est déroulé samedi 6 juin 2015 à Montréal, rassemblant plus d’une centaine de participants autour de la thématique « La culture scientifique au Québec : crise ou transformation ? ».

Le milieu de la culture scientifique québécois fait en effet face à une baisse importante des financements publics mais il a cependant choisi de répondre à cette question en axant la réflexion sur le renouvellement des approches et l’ouverture vers l’extérieur.

Le Consulat général de France à Québec s’est associé à l’ACS en organisant la venue d’une délégation française dans l’objectif de partager les initiatives et les bonnes pratiques de la CSTI en France. C’est avec plaisir que nous avons donc accueilli :

  • Bernard Chevassus-au-Louis, président du programme d’investissement d’avenir (PIA) sur la culture scientifique
  • Bernard Alaux, directeur de Cap Sciences (CCSTI de Bordeaux) et coordinateur du programme Inmediats, lauréat des investissements d’avenir
  • Didier Michel, directeur de l’Association des musées et centres pour le développement de la culture scientifique, technique et industrielle (Amcsti)
Bernard Chevassus-au-Louis lors de la plénière d'ouverture / Crédit : Quentin Gautier
Conférence plénière du Congrès de l'ACS / Crédit : Quentin Gautier
Panel de l'atelier sur les défis du numérique : Martin Lessard, Bernard Alaux et Matthieu Dugal / Crédit : Quentin Gautier
Bernard Alaux / Crédit : Quentin Gautier
Didier Michel / Crédit : Quentin Gautier
Atelier sur les nouveux modes de financement : François-Nicolas Pelletier, Mariève Paradis, Didier Michel et Thomas Bastien / Crédit : Quentin Gautier

M. Chevassus-au-Louis a présenté lors de la séance plénière le programme d’investissement d’avenir pour la culture scientifique, doté de 100 millions d’euros. Il en a dressé un premier bilan, saluant les initiatives et l’émergence de réseaux structurés sur le territoire français, tout en regrettant la dominance du « S » de CSTI, au détriment de la culture technique et industrielle.

M. Alaux a participé à la discussion centrée sur les enjeux du numérique en culture scientifique et présenté les actions de Cap Sciences et du programme Inmediats, qui vise à susciter l’intérêt des jeunes pour la science via des dispositifs numériques. M. Alaux a notamment insisté sur la capacité des acteurs français à travailler en réseau sur l’usage des outils numériques pour une personnalisation des messages de culture scientifique en fonction des publics sensibilisés.

M. Michel a présenté les différents modes de financement des organismes de CSTI en France au cours de l’atelier « Financer ses projets en culture scientifiques : conseils pratiques ». Il est notamment revenu sur les différentes « échelons » des financements publics auxquels peuvent avoir accès les structures françaises (Union européenne, Etat, région, département, communautés d’agglomération, municipalités) et sur les autres modes de financement utilisés (mécénat, dons…). M. Michel a également souligné la nécessité de renouveau de la culture scientifique française, thématique qui sera au centre du prochain congrès de l’Amcsti.

Tout au long de la journée, les échanges ont été particulièrement enrichissants. Le Congrès a ainsi été l’occasion de découvrir les initiatives québécoises, notamment dans le domaine du numérique ou dans les modes de financement des différentes structures. Les membres de la délégation française ont ainsi été surpris de la capacité des organismes québécois de culture scientifique à se réinventer et à rebondir suite aux baisses de subventions et aux changements récents intervenus dans les pratiques culturelles du public.

Le Congrès a permis l’ouverture d’un dialogue franco-québécois axé sur la coopération et les échanges de bonnes pratiques. Une ouverture qui pourrait voir naître de nouveaux projets impliquant acteurs français et québécois…

Retrouvez les interviews de Bernard Chevassus-au-Louis, de Didier Michel et de Bernard Alaux.

Des comptes-rendus de l’évènement sont également disponibles sur le site de l’ACS :
La culture scientifique au Québec : crise et transformation
Les journalistes scientifiques ont-ils toujours leur place ?

Slam de Madame Cosinus

publié le 10/07/2015

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