Madame la Rectrice de l’U de Sherbrooke, Professeure Luce Samoisette,
Monsieur le Principal de l’U. Bishop, Professeur Michael Goldbloom,
Monsieur le Président de l’ACFAS, Professeur Pierre Noreau,
Mesdames et Messieurs,
Chers compatriotes,
Je suis très heureuse d’avoir l’occasion de vous rencontrer ce soir, en marge du 79ème Congrès de l’ACFAS.
Ce Congrès est un évènement marquant de la recherche francophone. Chaque année, depuis près de 80 ans - si mes informations sont bonnes, le premier congrès a été organisé en 1933 - il rassemble des milliers de chercheurs. C’est un rendez-vous annuel d’une qualité exceptionnelle. Son envergure et son approche centrée sur le lien entre science et société en font un évènement unique au monde. Je saisis l’occasion pour féliciter ici Pierre Noreau et toute l’équipe de l’ACFAS pour la qualité de leur travail.
En marge de cet évènement, j’ai souhaité vous rencontrer, chers compatriotes, chercheurs et universitaires français. Encore une fois, vous êtes venus nombreux au Québec. Vous êtes, je crois, 181 à être inscrits au Congrès. Votre participation active aux débats mais aussi vos échanges avec nos amis québécois constituent un nouveau témoignage du dynamisme de la coopération universitaire entre la France et le Québec.
La coopération entre la France et le Québec s’est organisée au cours des années 60. C’est sans doute dans le domaine de la recherche et de l’éducation qu’elle a été la mieux organisée et la plus forte. La première entente formelle entre la France et le Québec dans le domaine de l’éducation a été signée en 1965. Il s’agissait d’une première pour le gouvernement québécois qui signait ainsi une entente internationale.
Depuis 1965, la France et le Québec ont signé une quinzaine d’autres ententes universitaires. Dans les années 60 et 70, cette coopération a été soutenue par de vastes programmes. Entre 1965 et 1980, plus de 5 000 étudiants et enseignants ont bénéficié de programmes d’échanges et 1.400 coopérants du service national ont enseigné dans des universités québécoises. Beaucoup sont d’ailleurs restés au Québec et certains sont peut-être parmi nous ce soir.
Aujourd’hui, les grands programmes de coopération n’existent plus mais, grâce à la qualité du contexte institutionnel, les échanges entre universités françaises et québécoises ne se sont pas ralentis. L’existence du Conseil Franco-Québécois de Coopération Universitaire est là pour témoigner de cette actualité car bien au contraire, les flux d’échanges et le nombre d’accords de partenariats sont en constante augmentation. Il y a aujourd’hui environ 8500 étudiants français au Québec et 1250 étudiants québécois en France. Un millier de thèses en cotutelle ont déjà été soutenues. Environ un millier de post-docs français travaillent dans les universités québécoises, les échanges de chercheurs n’ont jamais été aussi importants et des appels à projets conjoints sont maintenant lancés par l’ANR et des organismes subventionnaires québécois. Ces échanges nombreux et diversifiés sont suivis par une équipe, au Consulat, que je voudrais saluer, Jean-Pierre Tutin, Cocac, Jean-Paul Pradère, Attaché pour la Science et la Technologie, Céline Bézy, Chargée de mission pour la Science et la Technologie, Katia Tessier et Nicole Pellerin, qui sont en charge de la mobilité étudiante. Leur rôle est de mettre en contact et de soutenir certains projets, en liaison étroite avec nos partenaires du Ministère des Relations Internationales québécois. La coopération universitaire et scientifique franco-québécoise bénéficie d’outils spécifiques en plus de ceux qui existent à l’échelle des relations franco-canadiennes, et l’équipe est ici pour vous en parler et voir de quelle manière ces outils peuvent être améliorés.
Au-delà de la langue et d’une culture commune, le Québec et la France doivent faire face à des défis communs, comme par exemple sur les questions de santé ou les problèmes économiques, qui justifient une mise en commun des savoirs et une meilleure valorisation des complémentarités. Votre participation à ce congrès témoigne de votre engagement à partager vos savoirs et à contribuer, ensemble, à l’amélioration du bien-être des femmes et des hommes.
Mais je sais que vous débattez, en ce moment de ces questions importantes. Je voudrais saluer les représentants de l’Université de Sherbrooke et de l’Université Bishop. Ces deux universités se sont associées pour organiser ensemble ce Congrès. Il me semble que c’est la première fois que deux universités travaillent ensemble à l’organisation du Congrès. L’organisation d’un congrès d’une telle envergure représente un travail énorme et une organisation sans faille. Les équipes de Sherbrooke et de Bishop nous donnent un bel exemple de collaboration et méritent nos félicitations.
Avant de terminer, je voudrais remercier madame la rectrice (Luce Samoisette) et la direction de l’Université de Sherbrooke, qui ont bien voulu nous accueillir ce soir.
Je vous remercie toutes et tous d’avoir accepté mon invitation et je vous souhaite une excellente soirée.
