Création d’un nouveau GDRI entre le Québec, la France, la Suède et la Russie

La France, le Canada, la Suède et la Russie unissent leurs forces scientifiques autour de l’étude des écosystèmes au regard des changements climatiques. Découlant de travaux qui mettent en évidence que les effets du réchauffement climatiques seront plus sévères dans les forêts froides localisées dans les hautes altitudes (montagnes) et latitudes (boréales), un groupe de recherche international sur les forêts froides, portant le nom de GDRI-Forêts froides, a été créé.

Crédit image : Pauline Bryère - JPEG

Ce nouveau consortium s’appuie sur l’expertise de quatre codirecteurs en provenance de chacun des pays partenaires. M. Yves Bergeron, professeur, codirecteur de l’Institut de recherche sur les forêts (IRF) de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), et titulaire de la Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable et de la Chaire en écologie forestière et en aménagement forestier durable, représentera le Canada. « La présence du GDRI vient consolider des collaborations transatlantiques déjà existantes et sera un outil important pour les développer davantage dans l’avenir », mentionne le professeur Bergeron. Selon le programme scientifique du GDRI-Forêts froides, la longue expérience dans la gestion des forêts des équipes canadiennes, scandinaves et russes représente un atout majeur pour le développement de pratiques d’exploitations et de gestions forestières durables des territoires français montagneux. Les trois laboratoires français (CBAE (1), IMBE (2) & GEODE(3)) permettront quant à eux les reconstructions à l’échelle de temps pluriséculaires des dynamiques écologiques des systèmes étudiés.

Les travaux engagés dans le cadre du GDRI-Forêts froides permettront, entre autres, de mieux comprendre les interactions à long terme entre le climat, les incendies forestiers, la biodiversité, ainsi que les dynamiques forestières et celle du carbone. Cette compréhension est nécessaire pour appréhender l’effet des changements climatiques sur la dynamique écologique des forêts froides pour les prochaines décennies. De plus, les recherches menées au sein du consortium conduiront des étudiants de cycles supérieurs à acquérir des connaissances en écologie forestière et/ou en modélisation, qui les qualifieront pour le marché du travail dans le domaine de la foresterie et de l’aménagement du territoire.

(1) Centre de Bio-Archéologie et d’Ecologie – UMR 5059 – CNRS / Université de Montpellier 2 / INRAP. D’autre part, le CBAE collabore avec l’UQAT dans le cadre du Laboratoire international associé Montabor.

(2) Institut Méditerranéen d’Ecologie et de Biodiversité marine et continentale – CNRS / IRD / Aix-Marseille Université / Université d’Avignon

(3) Géographie de l’environnement – UMR CNRS / Université de Toulouse

Source : Communiqué de presse de l’Université du Québec à Montréal

publié le 05/02/2015

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