Création d’une "Ecole de la nutrition" à l’Université Laval

La Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation se dote d’une nouvelle unité d’enseignement et de recherche aux effets significatifs en santé et en alimentation.

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L’École se veut un partenaire incontournable dans la promotion, le développement, le maintien et le rétablissement de la santé. - Crédit image Flickr/epSos.de

Un chef de file dans la formation de diététistes/nutritionnistes, de même que dans l’avancement, le transfert et l’échange des connaissances en nutrition. Cette description est celle de la nouvelle École de nutrition de l’Université Laval, inaugurée le jeudi 12 mars dans le hall du pavillon Paul-Comtois. La cérémonie s’est déroulée en présence du vice-recteur aux études et aux activités internationales, Bernard Garnier. Étaient également présents la présidente de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, Paule Bernier, et le directeur de la science et de l’innovation de l’Alliance santé Québec, le professeur Jean-Pierre Després, du Département de kinésiologie.

« Nous avions la volonté de regrouper les programmes de nutrition du Département des sciences des aliments et de nutrition dans une école entièrement consacrée à cette spécialité », explique Jean-Claude Dufour, le doyen de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation et le directeur par intérim de l’École. « Par voie de conséquence, poursuit-il, la Faculté compte un nouveau département, celui des sciences des aliments. Plus autonome quant à ses ressources, l’École se développera autour d’objectifs et de considérations qui lui sont propres. »

L’École compte près de 400 étudiants. Ceux-ci ont accès à un ensemble de 7 programmes d’études aux trois cycles d’enseignement. Plusieurs éléments démontrent la vigueur du secteur de la nutrition à l’Université. Parmi eux, on compte le nombre et la diversité des programmes de formation, la croissance des effectifs étudiants, l’attractivité de la discipline et la productivité des professeurs en recherche.

« Cette année, les effectifs étudiants en nutrition ont augmenté de 6,8%, indique Jean-Claude Dufour. La Faculté vient d’ailleurs de rehausser la limite du contingentement. Cet automne, nous admettrons 75 étudiants au programme de baccalauréat. » Selon lui, la nutrition attire les étudiants notamment à cause du prestige qui entoure la profession de nutritionniste. « La société reconnaît la contribution des nutritionnistes à l’amélioration de la santé, dit-il. La vision des étudiants du métier est qu’ils auront un effet majeur sur la société en ce domaine. C’est très valorisant. »

Le corps professoral de l’École de nutrition est particulièrement fort. Cinq professeurs sur douze sont titulaires d’une chaire de recherche. « C’est majeur », souligne le doyen. Certains d’entre eux ont une réputation mondiale. De 2003 à 2013, les professeurs ont publié, en moyenne annuelle, un total de 155 articles et communications scientifiques. Durant la même période, ils ont obtenu, toujours en moyenne annuelle, un total de 7,3 millions$ en subventions et contrats de recherche.

« Nous avons un groupe de professeurs extrêmement performants dont l’excellente productivité scientifique se compare facilement à celle des meilleurs programmes de nutrition au monde, affirme Jean-Claude Dufour. D’ailleurs, cette productivité en recherche faisait partie des éléments en faveur de la création d’une école. »

En recherche, les activités de l’École tournent autour d’une quinzaine de pôles. Mentionnons la nutrition clinique, la nutrition de la mère et de l’enfant, la nutrition sportive ainsi que la nutrition et le vieillissement.

La programmation de recherche sera intégrée aux activités des plus importants acteurs de la région de Québec dans le domaine de la recherche en santé, notamment l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels de l’Université Laval, le CHU de Québec, le Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et l’Alliance santé Québec.

« L’avènement d’une société où la santé et le bien-être sont durables est un défi majeur qui ne peut être atteint qu’en décuplant l’impact positif de la nutrition et en développant des façons innovantes de promouvoir la santé, a déclaré le vice-recteur Bernard Garnier. C’est justement dans cette perspective que s’inscrit l’École de nutrition et c’est pourquoi elle est appelée à jouer un rôle extrêmement important à l’Université et au Québec. »

publié le 19/03/2015

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