Madame la Ministre,
Madame la Députée,
Mesdames et Messieurs les Professeurs, les Universitaires,
Chers amis,
L’an passé, le Consulat général de France a eu plusieurs occasions de souligner le 150ème anniversaire de son implantation dans la ville de Québec, implantation qui marque la première présence diplomatique française sur le territoire canadien. Autour de colloques ou d’activités plus spectaculaires, comme la prestation de la Patrouille de France à Québec, nous avons pu évoquer ce que représente ce 150ème anniversaire et constater aussi comme la présence de la France a pu évoluer au fil du temps. D’abord commerciale, puis politique, elle a été marquée à la fin des années 60 par un investissement culturel, universitaire, scientifique, massif.
Aujourd’hui vient le temps d’évoquer une personnalité québécoise singulière, Hector Fabre, et le rôle qu’elle a pu jouer, en France. A travers son parcours, nous nous rendons compte que bien avant la fin des années 60 l’établissement d’une délégation générale du Québec à Paris, et la définition de la « relation directe et privilégiée » qui caractérise la relation franco-québécoise d’aujourd’hui, Hector Fabre avait posé les bases de liens durables entre les dirigeants et les intellectuels de la France et du Québec. Un siècle après la mort du diplomate, qui fut le premier représentant diplomatique canadien installé dans l’Hexagone, le colloque d’aujourd’hui offre l’occasion d’aborder le thème des relations culturelles entre le Québec et la France avant l’installation de la délégation générale du Québec, qui fêtera en 2011 son cinquantième anniversaire.
Que de chemin parcouru depuis ! Alors qu’Hector Fabre cherchait à favoriser une émigration française au Canada, il y a aujourd’hui plus de 100 000 Français au Québec ! Les liens culturels, qu’il cherchait à encourager, sont étroits. Les relations économiques sont au beau fixe et la France est le 2ème investisseur étranger au Québec. Les initiatives foisonnent afin de dynamiser cette relation et de la rendre encore plus fluide.
L’entente signée entre le Président de la République française et le Premier Ministre du Québec en octobre 2008, sur la reconnaissance mutuelle des compétences pour les professions réglementées, avance à grand pas. Un deuxième colloque entre les créneaux d’excellence et les pôles de compétitivité français et québécois va se tenir à Paris en novembre.
Puisse votre colloque éclairer notre connaissance de cette relation, et, en nous plongeant dans le passé, nous permettre d’y puiser des idées pour l’avenir.
Je vous souhaite une excellente réunion de travail.
