Eclairage sur… la coopération en matière de recherche, science et innovation

Entre la France et le Québec, les coopérations dans ces domaines sont multiples.

JPEG-* Coopération gouvernementale : au travers des programmes bilatéraux de partenariat, les gouvernements de la France et du Québec finance la partie de mobilité de ces partenariats à hauteur de 1 million $ par an ;

  • Coopération inter organismes : CNRS, Inserm, Inria, Irstea notamment investissent chaque année environ 1 million $ sur des équipes de recherche avec forte présence française au Québec, au premier rang le CNRS avec 3 UMI (unités mixtes internationales) ;
  • Le CNRS conduit au Québec une dizaine de groupes de recherche internationaux ou de projets PICS (projets de coopération à financement CNRS), 5 LIA (laboratoires internationaux associés) et surtout trois UMI (unités mixtes internationales) : une UMI avec l’université Laval sur l’impact de l’évolution climatique en milieu arctique ; une avec Sherbrooke en nanotechnologies ; une avec l’université de Montréal en mathématiques
  • Ces engagements représentent 1M $ /an investis par les organismes de recherche publics français au Québec
  • Coopération bilatérale inter universitaire : le nombre d’accords dépasse le millier et les missions de chercheurs entre France et Québec se comptent aussi autour du millier par an.
  • Nos entreprises de haute technologie investissent également dans une dizaine de chaires de recherche au Québec : Total, Michelin, Safran, Essilor, SNCF, GDF, Veolia, Ubisoft, Air Liquide, Solvay et Sanofi
  • Cela représente un investissement supplémentaire de 3M $ / an sur les 5 dernières années

Cette coopération couvre de nombreux secteurs scientifiques, avec des points forts dans le biomédical, neurosciences et génétique, en aéronautique, matériaux, nano-systèmes, en agro-alimentaire, environnement, eaux et forêts, imagerie et mondes virtuels, dans les sciences sociales, sciences de l’éducation, littérature et arts. Chaque année depuis 5 ans, les universités de France et du Québec s’échangent des doctorants en cotutelle, au nombre de 200 dans chaque sens.

La forte présence des industries innovantes françaises au Québec se renforce

De nouvelles implantations ont été recensées au Québec depuis deux ans (Aérolia, Ankama, Ubisoft, EDF énergies nouvelles, Danone, Safran, Thales). Plusieurs visites de pôles de compétitivité ont permis à des entreprises plus modestes, PME ou TPE, de nouer des contacts étroits : en matériaux innovants, aéronautique, agro-alimentaire, etc. Récemment, une visite de présidents de SATT a montré l’intérêt de profiter de l’expérience antérieure des sociétés de valorisation créées au Québec. La visite du cluster Eurogia 2020, à pilotage français, ouvre des perspectives dans le domaine du mix énergétique. Le domaine des biotechnologies est en contact étroit avec l’Inserm. L’association du commerce électronique québécois a rencontré le CGIET. La francophonie numérique offre de nouvelles opportunités, dans l’industrie culturelle ou éducative (ex. développement rapide des cours en ligne MOOC).

De fait, La plupart des grandes entreprises françaises implantées au Québec soutiennent des programmes de recherche ou contribuent au fonctionnement de chaires universitaires.

L’évolution de la coopération France-Québec en recherche sur la dernière décennie

Publications : en trois ans, 2008-2010, 3300 articles scientifiques ont été écrits en collaboration entre chercheurs français et québécois. Au-dessus de 1000/an désormais depuis 2010.

L’astronomie et l’astrophysique (les équipes y sont généralement internationales) arrivent en tête des publications avec 296 articles : 9%. Viennent ensuite la physique et les neurosciences (tous deux au-dessus de 5%). Les deux établissements québécois qui ont le plus publié avec la France sont McGill et l’Université de Montréal (30% chacune) puis l’Université Laval (13%). Du côté français, l’Université Paris 6, le CNRS et l’Université Paris-Sud ont chacune publié plus de 10% du total.

Les acteurs : dans les années 60, 70 et 80, la coopération a été soutenue par d’importants programmes financés par les gouvernements français et québécois.

A partir des années 90, le volume des programmes publics a été réduit, mais la qualité du contexte institutionnel entre les deux gouvernements, a permis à la coopération scientifique de poursuivre son développement. Les universités, autrefois simples bénéficiaires, sont devenues les principaux acteurs de la coopération.

publié le 19/11/2014

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