Edito de Nicolas Chibaeff, Consul général de France à Québec

Avec Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie, nous avons dévoilé la programmation de la 65ème Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ) le 22 mai dernier. Au terme d’un appel à projets public, les deux gouvernements accordent, en effet, un soutien financier paritaire totalisant près de 2 M$ au titre de l’année 2015 pour l’accompagnement d’une centaine de projets.

La création de la CPCFQ a été initiée par la toute première entente entre le Québec et la France sur un programme d’échanges et de coopération dans le domaine de l’éducation, signée à Paris, le 27 février 1965. Depuis, cette commission est devenue l’instrument privilégié de coordination et d’échanges entre les pouvoirs publics du Québec et de la France. Elle traduit les engagements pris lors des Rencontres alternées des premiers ministres québécois et français.

Lors de ce dévoilement, Madame St-Pierre a fait valoir que la Commission permanente de coopération franco-québécoise est une illustration éloquente de la relation directe et privilégiée entre le Québec et la France. Ces projets mobiliseront des acteurs variés, issus des collectivités locales, d’associations, d’organismes culturels et d’universités. Elle s’est réjouie du fait que la Commission permanente soutienne et favorise les échanges et donne lieu à de fructueuses initiatives de part et d’autre de l’Atlantique ».

Pour ma part, j’ai souligné que cette année marque le 50ème anniversaire de la commission permanente de coopération franco-québécoise. Si les projets initiaux étaient essentiellement éducatifs et culturels, cette coopération a évolué significativement. Les acteurs se sont multipliés et les thématiques se sont diversifiées. Mais l’ambition des deux parties reste la même, aujourd’hui comme hier : répondre conjointement aux enjeux contemporains de nos sociétés.

L’appel à projets lancé pour la 65ème session de la CPCFQ ciblait l’atteinte de résultats tangibles répondant aux priorités gouvernementales. Cinq grands secteurs de coopération ont été retenus : développement durable ; culture ; éducation et jeunesse ; santé et affaires sociales, en plus de la coopération décentralisée, notamment dans le secteur de la recherche et de l’innovation.

Rappelons enfin que lors de la 18ème Rencontre alternée des premiers ministres québécois et français, MM. Philippe Couillard et Manuel Valls ont exprimé la volonté de moderniser la coopération franco-québécoise, en lien avec les nouveaux défis que doivent relever le Québec et la France.

publié le 11/06/2015

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