Edito juin 2014

La mobilité des jeunes Français et des jeunes Canadiens s’inscrit dans le cadre de l’accord bilatéral signé le 3 octobre 2003. Au cours des 10 dernières années, 20 000 Canadiens en ont bénéficié, tandis que 60 000 Français ont pu se rendre au Canada.

JPEGTenant compte de ce succès, la France et le Canada ont souhaité renégocier l’accord de 2003 afin de simplifier les procédures d’admission des bénéficiaires et de permettre d’allonger certaines durées de séjour. Un nouvel accord, modernisé, a ainsi été signé le 14 mars 2013, à Ottawa, à l’occasion de la visite au Canada du Premier ministre français, M. Jean-Marc Ayrault.

La loi autorisant l’approbation de ce nouvel accord a été publiée au journal officiel le 28 mai dernier.

La vocation initiale de cet accord est inchangée : faciliter la mobilité temporaire des jeunes ressortissants des deux pays afin de contribuer à leur développement personnel et professionnel d’une part ; favoriser les échanges culturels et professionnels entre la France et le Canada d’autre part.

Concernant les jeunes Canadiens, cette mobilité peut se faire sur le territoire de la métropole, dans les départements français d’outre-mer (Guadeloupe, Réunion, Mayotte, Guyane, Martinique) et dans la collectivité de Saint-Pierre et Miquelon.
Le public concerné doit remplir une condition d’âge (au moins 18 ans et au plus 35 ans à la date du dépôt de dossier de candidature) et être titulaire d’un passeport français ou canadien dont la date d’expiration dépasse de 6 mois la date de fin de séjour prévue dans le cadre de cette mobilité.

Quatre types de séjour sont déterminés :

  • Les jeunes professionnels qui souhaitent entreprendre cette mobilité temporaire en vue d’un perfectionnement professionnel et au moyen d’une expérience de travail salarié sous couvert d’un contrat de travail à durée déterminée ;
  • Les étudiants canadiens qui souhaitent accomplir une partie de leur cursus universitaire dans un établissement français dans le cadre d’un accord interuniversitaire ;
  • Des étudiants ou jeunes en formation (c’est-à-dire inscrits dans un établissement d’enseignement secondaire /supérieur ou dans un centre de formation) qui veulent accomplir un stage pratique en lien avec leur cursus ;
  • Les jeunes désireux d’effectuer un séjour de découverte touristique et culturelle tout en ayant la possibilité de travailler occasionnellement pour compléter leurs ressources financières. Il s’agit de la catégorie du permis vacances-travail (PVT).

Enfin, le nouvel accord prévoit un doublement du temps de séjour, dorénavant porté à 24 mois, voire même 36 mois dans certains cas précis. Il s’accompagne de nouvelles modalités de mise en oeuvre : le titre de séjour délivré avant le départ reste de 12 mois mais il peut être renouvelé dans le pays de séjour et auprès des autorités locales compétentes ; le temps de mobilité peut être fait en un séjour continu ou bien en séjours plus brefs et discontinus.

Nicolas Chibaeff, Consul général de France à Québec / Bruno Clerc, Consul général de France à Montréal

* Nous publions aujourd’hui la photo de José-Manuel Boissinot, gagnant du concours mensuel de photographie.

publié le 30/05/2014

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