La communauté française au Québec

Depuis 10 ans, la communauté française au Québec connaît un fort taux d’accroissement. Les Français sont l’un des premiers groupes de nouveaux immigrants. Chaque année, entre 3000 et 4000 Français s’établissent ainsi au Québec sous le régime de la résidence permanente. S’y ajoutent les étudiants, les détenteurs de permis temporaire ou d’un permis vacances-travail. Dans la ville de Québec et sa région, ils constituent le premier groupe d’immigrants.

Au cours des dix dernières années, 30 000 immigrants Français se sont établis au Québec, soit le plus fort contingent national devant l’Algérie, le Maroc et la Chine. Sélectionnés au terme d’un long processus, les nouveaux arrivants ont en commun la jeunesse (25-40 ans) ainsi qu’un haut niveau de formation et de qualification.

Le Consulat général à Québec dénombrait 10 500 inscrits au registre des français établis hors de France au 31 décembre 2012. Ce nombre est en augmentation rapide depuis les trois dernières années et a plus que doublé en dix ans (+ 113 %). Le nombre des « non-inscrits » est évalué à 10 000. La communauté inscrite au Consulat général à Montréal qui s’élève à plus de 50.000 personnes, a également connu une forte croissance (+ 45 %) au cours des dix dernières années. Rassemblant plus des deux tiers des français installés au Canada, le nombre des Français de Montréal est estimé à 100 000.

Sur l’ensemble du Québec, le chiffre de 120 000 Français est communément accepté (150 000 pour l’ensemble du Canada).

Les Français sont bien intégrés au milieu local et ne rencontrent pas de difficultés particulières. Toutefois, les nouveaux arrivants peuvent parfois connaître des problèmes d’intégration professionnelle, notamment en raison des obstacles rencontrés pour exercer certains métiers réglementés par des ordres professionnels. La non reconnaissance de leur expérience passée ou de leurs diplômes oblige souvent nos compatriotes à reprendre des carrières en bas de l’échelle.

Dans ce contexte, les autorités françaises accordent une importance particulière aux actions d’accompagnement, notamment à travers l’entente franco-québécoise de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles : l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII, anciennement ANAEM), à Québec et Montréal, et l’agence montréalaise pour l’emploi (AMPE-CITI), à Montréal, peuvent aider les Français en recherche d’emploi. Une antenne de LADOM (L’Agence De l’Outre-mer pour la Mobilité) actuellement en phase de transition existe également à Québec pour faciliter l’installation de jeunes en provenance des départements ou territoires d’outre-mer.

Le Québec a un fort besoin de main d’œuvre, compte tenu des départs à la retraite des « baby boomers ».

publié le 23/04/2013

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