Depuis 10 ans, la communauté française au Québec connaît un fort taux d’accroissement. Les Français sont l’un des premiers groupes de nouveaux immigrants. Chaque année, entre 3 et 4 000 Français s’établissent ainsi au Québec sous le régime de la résidence permanente. S’y rajoutent les étudiants, les détenteurs de permis temporaire ou d’un permis vacances-travail. Dans la ville de Québec et sa région, ils sont le premier groupe d’immigrants.
Au cours des dix dernières années, 30 000 immigrants Français se sont établis au Québec, soit le plus fort contingent national devant l’Algérie, le Maroc et la Chine. Sélectionnés au terme d’un long processus, les nouveaux arrivants ont en commun la jeunesse (25-40 ans) ainsi qu’un haut niveau de formation et de qualification.
Le Consulat général à Québec dénombre 10 230 inscrits au registre des français établis hors de France (au 23 août 2011). Ce nombre est en augmentation rapide depuis les trois dernières années et a presque doublé en dix ans (+ 92 %). Le nombre des « non-inscrits » est évalué à 10 000. La communauté inscrite au Consulat général à Montréal qui s’élève à 47 000, a connu une forte croissance (75%) au cours des dix dernières années. Rassemblant plus des deux tiers des français installés au Canada, le nombre des Français de Montréal est estimé à 100 000.
Sur l’ensemble du Québec, le chiffre de 110.000 Français est communément accepté (150.000 pour l’ensemble du Canada).
Les Français sont bien intégrés au milieu local et ne rencontrent pas de difficultés particulières. Toutefois, les nouveaux arrivants peuvent connaître des difficultés d’intégration professionnelle, notamment en raison des obstacles rencontrés pour exercer certains métiers réglementés par des ordres professionnels. La non reconnaissance de leur expérience passée ou de leurs diplômes oblige souvent nos compatriotes à reprendre des carrières en bas de l’échelle.
Dans ce contexte, les autorités françaises accordent une importance particulière aux actions d’accompagnement, notamment à travers l’entente franco-québécoise de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles : l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII, anciennement ANAEM), à Québec et Montréal, et l’agence montréalaise pour l’emploi (AMPE-CITI), à Montréal, peuvent aider les Français en recherche d’emploi. Une antenne de l’ANT (agence nationale pour l’insertion et la promotion des travailleurs d’outre-mer) existe également à Québec pour faciliter l’installation de jeunes en provenance des départements ou territoires d’outre-mer.
Le Québec a un fort besoin de main d’œuvre, compte tenu des départs à la retraite des « baby boomers ».
