Le Portrait du mois… Charlie Fernandez

JPEG
- Peux-tu raconter tes premiers pas au Québec
Mes premières rencontres avec le Québec remontent au début des années 2000. À l’époque, je venais régulièrement en famille pour me faire une idée quant à une expatriation. J’étais trop jeune pour m’en rendre compte, mais c’était les prémices d’un véritable coup de coeur.

En 2010, après à mes études, je suis revenu à Québec. La situation économique/sociale en France ainsi que le fait que mes parents habitaient ici ont clairement motivé ce choix qui, encore à aujourd’hui, reste un des meilleurs de ma vie. Après voir envisagé de poursuivre mes études, j’ai finalement opté pour emploi à temps partiel à l’Orchestre Symphonique de Québec avant de repartir en Chine durant plusieurs mois.

À mon retour, j’ai fait connaissance avec les métiers du numérique. Chargé du développement des affaires puis conseiller stratégique, j’ai passé environ 2 ans dans une entreprise du nom de Sogix, récemment acquise par Spektrum, une firme de développement Web. J’ai ensuite passé 18 mois chez Libéo, une firme de création et de développement numérique, à titre de responsable du marketing et des communications.

Enfin, depuis avril 2015, je suis conseiller numérique autonome. J’accompagne les organisations dans leur adoption du numérique à titre de conseiller externe. Par l’intermédiaire d’analyses, de stratégies et d’opérationnalisation de celles-ci, j’aide ces organisations à atteindre leurs objectifs grâce au numérique et à ses différentes facettes.

- De manière générale comment perçois tu le monde des affaires au Québec ?
Le premier mot qui me vient à l’esprit est clairement le dynamisme ! Que ce soit au niveau de l’implication de la communauté, des opportunités en matière d’emplois ou encore des capacités d’innovation de certains acteurs, le monde des affaires au Québec est un environnement sans cesse en mouvement.

Concernant l’implication de la communauté, des organisations comme Québec Numérique sont de véritables moteurs pour leurs industries ! En plus d’aider les entreprises à promouvoir leurs services, ces organisations sont de réels ambassadeurs du Québec à l’étranger. Par exemple, dans le cas de Québec Numérique, une délégation commerciale est actuellement en France pour consolider nos relations commerciales avec nos voisins.

En ce qui a trait aux opportunités d’emplois, c’est sans aucun doute un atout majeur du Québec. En 5 ans ici, je suis passé de telemarketer à responsable du marketing et des communications d’une firme classée parmi les 200 entreprises avec la plus forte croissance au Canada. Je doute que j’aurais eu ce genre d’opportunités en restant en France.

Enfin, pour ce qui est de l’innovation elle est omniprésente ! Au Québec, il existe un fort engouement pour l’entrepreneuriat qui se matérialise, notamment, par la création de multiples startups et d’environnements pour accompagner celles-ci dans leur développement.

- Peux-tu parler de ton intégration ?
Personnellement, je pense l’avoir eu facile ! Le fait d’avoir eu ma famille ici durant plusieurs mois a énormément facilité mon intégration et gommé les coups de blues que l’on peut avoir quand on est seul à l’autre bout du monde. J’ai également eu la chance de rapidement rencontrer des personnes de confiance, Français ou Canadiens, que j’ai encore le plaisir de côtoyer. Enfin, le fait d’avoir eu l’opportunité de voyager très jeune a été une valeur ajoutée quant à mon intégration. Par exemple, je savais qu’en venant ici ce serait à moi d’aller vers autrui et non l’inverse. Chose que certains expatriés ne semblent pas toujours comprendre.

- A quels défis es-tu confrontés ?
Le premier défi auquel tout expatrié est confronté est certainement bâtir son réseau de contacts. Selon moi, c’est un élément essentiel en affaires au Québec. Pour y parvenir, s’impliquer dans le domaine associatif est un impératif. À titre personnel, je suis directeur des communications pour le Web à Québec, le plus grand événement numérique francophone de la côte Est.

Second grand défi : le fait d’être à mon compte. En effet, être bon dans son domaine est une chose, être entrepreneur en est une autre ! Dorénavant, j’apprends à concilier le développement des affaires, la gestion et la facturation de mon activité sans pour autant négliger ma vie personnelle. Croyez-moi, ce n’est pas toujours une mince affaire !

- Quelle est la prochaine étape ?
Un bilan professionnel début septembre ! J’aime énormément être travailleur autonome. Cela me permet de donner mon 200 % à mes clients sans qui que ce soit ne me bride dans mon travail. Après ces 5 premiers mois en tant que travailleur autonome, je souhaite donc faire un première évaluation quant à cette expérience. Suite à celle-ci, plusieurs décisions s’offriront à moi. Rester travailleur autonome, créer ma propre entreprise ou encore rejoindre les rangs d’une grande entreprise ou d’un projet innovant... Je ne ferme la porte à aucune de ces possibilités. Je veux simplement prendre le plus de plaisir qu’il m’est possible d’avoir.

- Comment envisages-tu l’avenir ?
Riche en découvertes ! Peu importe la décision que je prendrai en septembre, je veux continuer à apprendre et à m’épanouir, tant sur plan humain que sur le plan professionnel. Je ne me pose pas tant de question sur mon avenir. À vrai dire, je ne l’ai jamais fait. J’aimerais simplement avoir de nouveau la chance de voyager, passion que j’ai mise de côté pour le moment. Sinon, je compte bien rentrer en France prochainement sachant que je n’ai pris pas le temps de le faire depuis que je suis arrivé au Québec.

Pour en savoir plus sur Charlie Fernandez, rejoignez-le sur LinkedIn, Facebook, Twitter, Google + et Instagram

Cliquez ici pour lire les autres Portraits du mois

publié le 14/09/2015

haut de la page