Le Portrait du mois... Christopher Lemonnier

Christopher Lemonnier, 27 ans

PNG Christopher Lemonnier avait 18 ans et son baccalauréat en poche lorsqu’il a décidé de quitter Nice pour Montréal afin de suivre des cours à HEC.

« Je ne voulais pas faire de classe préparatoire en France et me disais que, faute d’avoir une idée préconçue de ce que je souhaitais faire comme métier, une école de commerce était une bonne idée. » De ces quelques années à Montréal il a gardé un excellent souvenir. « Nous étions près de 30 % de Français dans l’école donc je n’ai jamais eu l’impression de me retrouver seul à l’autre bout du monde et la direction de l’école avait tout mis en place pour que notre intégration se passe bien. »

Pendant toutes ces années, il s’absente durant le Festival de Cannes pour aller travailler sur la Croisette à l’occasion de la Quinzaine des réalisateurs. « C’est le genre de chose qui n’arriverait sans doute jamais dans une école de commerce en France : la direction de HEC Montréal a non seulement accepté que je puisse bénéficier de cette extraordinaire opportunité professionnelle mais en plus elle a été jusqu’à me faciliter les choses lorsqu’une année les examens finaux se déroulaient pendant mon séjour en France. » Il a ainsi pu passer la même épreuve en même temps que ses camarades à 6000 km de distance dans les locaux de HEC à Paris.

La facilité avec laquelle peuvent se faire les choses au Québec lorsqu’on est motivé et compétant est sans doute ce qui a permis à Christopher de devenir aujourd’hui directeur de la programmation du Festival de cinéma de la ville de Québec (fcvq.ca du 19 au 29 septembre 2013). « Après avoir travaillé pendant quelques années pour le festival des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, j’ai décidé avec deux de mes collègues de tenter l’aventure du FCVQ ». En quelques semaines à peine ils ont obtenu une subvention de la ville de Québec et ainsi pu se lancer dans cette aventure un peu folle. Trois ans plus tard, la relève que Christopher et les deux autres co-directeurs du festival incarnes continue de séduire les partenaires et le rendez-vous du Festival de cinéma de la ville de Québec demeure vivace.

« Il ne me reste désormais une chose importante à accomplir, confie Christopher, obtenir ma résidence permanente ! » Car, curieusement, après neuf années passées en sol québécois, il n’a toujours pas obtenu le fameux sésame. « Je vais de visas en visas depuis le début : d’abord avec un visa d’étude puis avec un visa post-étude et désormais avec un visa de travail fermé obtenu grâce à mon Certificat de séSQ. Mais tout serait tout de même beaucoup plus simple si je pouvais enfin devenir un vrai résident de ma province d’adoption. »

Une question sur l’immigration…

- Quel conseil donneriez-vous à votre tour à un Français qui déciderait de venir s’installer au Québec ?

« Il faut faire attention au choc culturel. Le modèle de pensées est très différent au Québec. Il est important de tenir compte du fait que toutes les personnes que nous rencontrons ne sont pas capables de comprendre notre façon de penser. L’inverse est aussi vrai. Certains Français que j’ai rencontrés ici sont repartis très vite car ils n’ont pas su s’adapter à la culture québécoise. C’est une réalité dont il faut tenir compte pour éviter certaines déceptions ou déconvenues. »

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publié le 29/08/2013

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