Le Portrait du mois… Gérald Bennetot-Deveria

Rencontre avec Gérald Bennetot-Deveria, 47 ans, directeur du collège Stanislas de Québec qui organise une journée portes-ouvertes le 3 octobre 2015 de 10h à 15h.

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- Parlez-nous de votre installation au Québec.

J’arrive en provenance de France avec ma famille et je suis installé depuis 1 an à Québec. J’apprécie tout particulièrement de pouvoir pratiquer des activités sportives toute l’année. La ville compte de nombreux parcs parfaits pour la course à pied et le coureur de marathon que je suis.

- Pouvez-vous nous parler des deux systèmes éducatifs, français et québécois

Le collège Stanislas des enfants de la maternelle 3 ans au secondaire 5. Nous dispensons, par conséquent les programmes français avec des équipes rigoureuses tant françaises que québécoises. Cependant, nous répondons, notamment au secondaire, aux exigences du Ministère de l’Éducation du Québec dans le domaine des sciences. En conséquence, nos élèves acquièrent le meilleur des deux systèmes.

- Quelles sont les différences en terme d’éducation et de pédagogie ?
Au lieu de vous énumérer les différences, j’évoquerais davantage la complémentarité éducative et pédagogique entre nos deux systèmes.
Le nôtre est l’apport dans le domaine des sciences humaines (l’apprentissage incomparable de la langue française, la littérature, l’histoire et géographie du monde, le théâtre…) complété par l’apport de 4.5 heures de sciences expérimentales du programme québécois dont la province se positionne comme l’une des meilleures au monde dans le domaine scientifique à l’âge de 15 ans.
Nous y ajoutons 2.5 heures d’anglais par semaine dès l’âge de 3 ans. Le sport est également à l’honneur (environ 3 heures par semaine).
Au final, les élèves bénéficient des exigences et de la valorisation qui caractérisent notre projet éducatif d’établissement.

- Vous dirigez le collège Stanislas, que pourriez-vous nous dire de méconnu sur cet établissement et sa valeur ajoutée ?
Notre offre est unique sur Québec. L’élève se construit à partir de deux cultures très riches, il en retire une vision du monde plus ouverte et plus approfondie.
Nous scolarisons autant d’élèves français que québécois. Des élèves francophones issus de 30 nationalités comme au sein de la maison mère située à Montréal qui fut créée il y a 75 ans.
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Enfin, nous avons créé un partenariat avec le rouge et or de l’université Laval championne du Canada de soccer féminin. Ensemble, nous avons organisé la coupe du monde du réseau des établissements français à l’étranger qui regroupe 496 écoles regroupées au sein de l’AEFE*. Aujourd’hui, l’une des joueuses du rouge et or entraine nos jeunes dans le cadre des activités périscolaires.
Par ailleurs, nous avons ouvert cette année le Petit Conservatoire de Musique Stanislas qui compte déjà plus de 80 jeunes. Ces derniers ne manquent pas de venir déguster les plats mijotés quotidiennement par notre chef cuisinier au sein du Collège.

- Quel conseil donneriez-vous à un Français qui déciderait de s’installer au Québec ?
Notre première expérience d’expatriation s’est réalisée en Californie. La seconde sur Québec s’est effectuée dans des conditions très favorables dans une ville où l’accueil est remarquable, sans à priori et toujours très positif. La langue française facilite l’intégration et le seul conseil que je pourrais prodiguer est de s’imprégner de la culture nord-américaine et des particularités propres à une province francophone, de s’y adonner sans arrières pensées pour en retirer toute la quintessence.

* AEFE agence pour l’enseignement français à l’étranger

Le Collège Stanislas Québec en chiffres

- 420 élèves
- 30 nationalités
- 1 gymnase et 1 auditorium de 460 places
- 1 Petit Conservatoire de Musique
- 1 cuisinier
- 100 % de réussite au diplôme national du brevet (examen français du niveau de la secondaire 4)
- 90 % d’orientation dans les filières d’excellence des CEGEP et 10 % vers le baccalauréat français à Montréal

publié le 02/10/2015

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