Le Portrait du mois… Jean-Louis Souman (décembre 2011)

Jean-Louis Souman : « Quitter la frénésie parisienne et découvrir le confort à Québec »

JPEGJean-Louis Souman, 62 ans, est arrivé à Québec il y a huit mois. Cet ancien directeur du prestigieux hôtel Le Bristol à Paris, a accepté le poste de directeur général de l’Auberge Saint-Antoine, un luxueux hôtel qui a ouvert ses portes en 1992 et qui est désormais classé comme l’un des meilleurs établissements hôteliers du Canada. Depuis, sa vie se partage entre son travail, où il ne compte pas ses heures, et la découverte de sa ville d’adoption.

« J’aimais et j’aime encore le Bristol, que je considère comme le plus prestigieux hôtel du monde. Mais, lorsqu’il y a eu un changement à la présidence, il y a deux ans, j’ai senti qu’il était temps pour moi de faire autre chose. J’ai alors pensé prendre ma retraite mais je ne me voyais pas cesser de travailler. J’ai donc dit à mon entourage que j’étais prêt à relever de nouveaux défis. » Il ne suffit alors que de quelques semaines pour que les premières propositions d’embauche afflues. C’est la famille Price, propriétaire de l’Auberge Saint-Antoine de Québec, qui réussit à séduire Jean-Louis Souman. Les Price sont liés la ville de Québec depuis le début du 19e siècle. Epoque au cours de laquelle ils se font fait un nom dans l’industrie forestière. Ils se sont par la suite spécialisés dans la fabrication de papier journal avant se tourner vers le tourisme. « Je m’étais dit que j’irais travailler là où je me sentirais le mieux en dehors de Paris », précise Jean-Louis Souman. Et cet ailleurs, c’est à Québec qu’il l’a trouvé. Charmé par l’Auberge Saint-Antoine comme par ses propriétaires. « C’est hôtel est différent des autres, confie-t-il. D’abord parce qu’on y sent l’esprit de cette charmante famille attachée aux belles choses et aux beaux objets. Et puis, c’est aussi un établissement que je trouve très beau. »

Avant de découvrir Québec, en 2010, par une froide journée d’hiver (la température avoisinait les -40°C), Jean-Louis Souman connaissait de la province francophone canadienne essentiellement Montréal où il se rendait une fois par année. « J’ai pensé que la ville de Québec était très similaire à celle de Montréal et j’ai découvert qu’il n’en était rien. Québec est une cité qu’il est plus difficile de pénétrer mais qui est fascinante. Notamment en raison de sa vitalité et de son renouveau. » S’il regrette ses amis, qui passaient le saluer à l’improviste à la fin de leur journée de travail lorsqu’il était encore au Bristol, Jean-Louis Souman est conscient d’être tout de même choyé car sa profession lui permet de côtoyer beaucoup de monde.

Pour le moment, il ne s’imagine pas quitter le Québec. Ses amis restés en France lui manquent. Sa ville, Paris, aussi. Mais il se fait philosophe. « Une fois qu’on est parti, on ne perçoit plus les choses de la même manière. Je vois désormais l’autre côté de la médaille : le rythme parisien effréné et la foule qui l’accompagne. J’ai trouvé à Québec, un confort qu’il n’y à pas là-bas. »

Yasmine Berthou

Deux questions sur l’immigration…

- Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu lorsque vous avez décidé de venir vivre au Québec ?

- Quel conseil donneriez-vous à votre tour à un Français qui déciderait de venir s’installer au Québec ?

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publié le 29/12/2011

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