Le Portrait du mois… Lauriane Goudy

Lauriane Goudy, 23 ans : Une fille de la mer à la découverte des joies d’un hiver enneigé

JPEG Originaire de Vendée, Lauriane est étudiante en marketing et publicité à Paris. Désireuse de vivre une expérience universitaire à l’étranger, cette baroudeuse qui voue une passion pour les voyages et les découvertes culturelles, a choisi de profiter d’un programme d’échange existant entre son école et l’Université Laval pour obtenir un double diplôme et passer neuf mois au Québec.

« Lorsque j’ai appris en juillet dernier que mon dossier avait été accepté, ça a été la course au visa. Les jours étaient comptés pour faire toutes les démarches nécessaires à l’obtention des papiers qui me permettent aujourd’hui d’étudier à Québec ». Il s’en est fallu de peu mais Lauriane a arraché in extremis le sésame lui ouvrant les portes du Québec. Elle a ainsi pu démarrer en septembre son année universitaire au Québec.

De ses premières semaines au Québec, elle se souvient surtout de la difficulté à comprendre l’accent québécois. « J’ai eu l’impression de devoir apprendre une autre langue ». Désormais, son oreille habituée, elle perçoit moins les différences. Elle s’est aussi acclimatée à l’Université Laval et à son campus qu’elle a découvert immense à son arrivée. « J’ai trouvé les premières semaines sur le campus compliquées tant tout me paraissait démesuré. Arrivée la veille de la reprise des cours, je n’avais pas eu la chance de participer à la semaine d’intégration qui permet justement aux nouveaux étudiants de s’acclimater à ce nouvel environnement. »

Aujourd’hui, elle se sent presque comme un poisson dans l’eau, même si le format des cours lui semble bien différent de ce à quoi elle était habituée en France. « L’enseignement est davantage théorique ici alors que j’avais l’habitude de travailler sur des cas très pratique. » Qui dit théorie dit achat de livres. Un budget auquel, elle ne s’attendait pas. Pas plus que celui de la vie courante. « Certes, les loyers sont moins élevés qu’en France mais la vie quotidienne est en revanche beaucoup plus chère. Que ce soit le prix de la nourriture ou d’un abonnement à Internet, tout est plus couteux qu’en France, déplore-t-elle. Or, le type de visa que j’ai obtenu ne me permet pas aux étudiants qui se retrouvent dans la même situation que moi de travailler ailleurs que sur le campus. Par chance, il y a un service de placement à l’université Laval et aussi pas mal de petits boulots. »

En dehors de ces quelques remarques, elle continue par ailleurs d’être agréablement surprise par la gentillesse des Québécois. « Dans la rue, les gens s’arrêtent facilement pour donner un renseignement et c’est très agréable ». Elle regrette toutefois que cette amabilité ne soit parfois qu’une façade. Elle remarque d’ailleurs qu’il est plutôt difficile de tisser de véritables relations amicales avec des Québécois.

Quand elle imagine son futur, elle se verrait bien passer par la case Chicago afin d’y poursuivre sa deuxième année de master. « Je ne tiens pas spécialement à rentrer en France et puisque mon école m’offre l’opportunité de continuer à étudier ailleurs qu’en France, je compte bien en profiter. » Et revenir au Québec ensuite ? « Pourquoi pas, lance-t-elle tout sourire. J’aime beaucoup son climat. J’ai passé mon enfance au bord de la mer et je découvre avec une grande joie les plaisirs d’un hiver enneigé. »

Une question sur l’immigration…

-  Quel conseil donneriez-vous à un Français qui déciderait de venir s’installer au Québec ?

« Je conseillerai aux Français qui viennent au Québec de ne pas rester entre eux, même si c’est plus facile que de créer des liens avec les gens d’ici. L’expérience la plus intéressante quand on voyage à l’étranger c’est de s’enrichir des différences des autres et de découvrir la diversité des culturels. »

Cliquez ici pour lire les autres Portraits du mois

publié le 25/02/2014

haut de la page