Le Portrait du mois... Mikaël Block

JPEG Mikaël Block, 34 ans, est installé à Chicoutimi au Québec où il exerce la profession de géologue d’exploration. Son aventure québécoise a débuté en 2005 alors que, étudiant en gestion de ressources minérales à Orléans (ex-EGERM) il passe la première moitié de son master professionnel à Montréal pendant trois mois.

De retour en France, une fois son diplôme en poche, il part à la recherche d’un emploi : un processus plus compliqué qu’il n’imaginait. « J’ai été sélectionné pour de nombreuse entrevues mais, à chaque fois, lors de la décision finale, je n’étais pas retenu. » Ayant un bon souvenir de son expérience québécoise, il décide de prendre contact avec les personnes rencontrées sur place. « J’ai eu un entretien téléphonique avec mon employeur actuel. Je lui ai dit que j’étais prêt à retourner tout de suite au Québec et, en quinze minutes, j’étais embauché ! »

En janvier 2007, son permis de travail en poche, il arrive à l’aéroport de Montréal où son patron l’attend. « Je connais peu d’endroit où un patron serait prêt à faire dix heures de routes aller-retour pour venir chercher une nouvelle recrue », souligne-t-il. Sur la route, pris au milieu d’une tempête de neige au cœur du Parc des Laurentides, Mikaël Block se retrouve dès les premières heures dans son nouveau milieu de vie. Un choc : « Chicoutimi, me semblait vraiment petit par rapport à ce que je connaissais en France... et venant de la Côte d’Azur, je ne connaissais pas non plus le froid glacial, la la neige à perte de vue et les tempêtes hivernales. » Un environnement qui en aurait rebuté plus d’un mais dans lequel le jeune homme se sent rapidement chez lui.

Il n’a d’ailleurs pas pu faire autrement : « J’ai commencé à travailler dans l’entreprise le 21 janvier et dès le 24 je me retrouvais sur le terrain pour faire du forage d’exploitation. J’étais perdu dans la forêt, à douze heures de routes de toute civilisation, et à quarante minutes de Skidoo (que je ne connaissais pas !) pour rejoindre les foreuses, entouré de travailleurs qui utilisaient un vocabulaire qui m’était encore inconnu. Je n’ai pas eu d’autre choix que de m’adapter. »

Une adaptation qui s’est vite traduite par de l’avancement dans son travail. « En moins d’un an, je suis devenu géologue chef de projet, une progression rapide à laquelle je n’aurais jamais pu prétendre si précipitamment en France ». Car, il est selon lui un fait au Québec : la motivation est l’une des principales clés du succès et si on apporte des résultats alors on peut espérer une évolution rapide au sein de l’entreprise.

Une question sur l’immigration…

-  Quel conseil donneriez-vous à un Français qui déciderait de venir s’installer au Québec ?

« Le mot clé de la réussite au Québec est l’adaptation. Si on décide de venir s’établir à Chicoutimi comme dans d’autres régions du Québec j’imagine, il ne s’agit pas d’oublier ses racines mais bien de s’adapter et de s’ouvrir sur le monde qui nous entoure. Il ne faut ainsi pas se braquer, mal réagir ou laisser tomber. Il faut persévérer et ne jamais abandonner. »

Cliquez ici pour lire les autres Portraits du mois

publié le 09/05/2014

haut de la page