Le Portrait du mois... Nathalie Cénac (septembre 2011)

« On peut avoir peur mais il faut oser et on trouve le bonheur »

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A 34 ans, Nathalie Cénac a trouvé son bonheur à Québec. « Vivre ici, s’’est imposé comme une évidence. Un peu comme si cela avait toujours été chez moi, explique cette Nîmoise d’’origine. J’’aime le côté optimiste de cette société où il y a toujours quelqu’’un pour dire que le verre est à moitié plein plutôt que de le voir à moitié vide. » Pourtant, son immigration n’’a pas été si simple. Elle doit d’’ailleurs encore jongler avec la paperasse pour espérer un jour obtenir le droit de vivre au Québec, définitivement.

Titulaire d’’une maîtrise en Histoire, Nathalie Cénac décide en 2000 d’’étudier en théâtre à l’’Université Laval. « J’’avais un peu d’’argent parce que je venais de recevoir un héritage. Je suis donc partie sans me poser de questions », confie-t-elle. Elle enchaîne avec des études pour devenir enseignante au Québec. Elle échoue malheureusement à l’’un des examens finaux et se retrouve contrainte de rentrer en France faute d’’avoir assez d’’argent pour rester au Québec.

Pendant quelques années, elle enchaine études et boulots dans la région de Nîmes. « Je me suis vraiment éclatée mais je n’’avais qu’’une seule idée en tête : retourner au Québec. » En 2008, à l’’occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, elle se rend dans cette ville qu’’elle aime tant histoire de reprendre une dose de bonheur. Elle découvre à cette occasion la formule Permis Vacances-Travail (PVT). Ce programme s’’adresse à de jeunes français âgés de 18 à 35 ans résidant en France (et en Belgique) et leur permet de découvrir une nouvelle culture, « booster » leurs compétences ou tout simplement voyager en ayant la possibilité de travailler pour subvenir à leurs besoins. La France a signé des accords avec l’’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, Singapour, la Corée du Sud, Taïwan et… le Canada (http://forum.pvtistes.net/forum.php)

Le 12 décembre 2009 , Nathalie Cénac s’’envole donc pour le Québec avec un permis de travail en poche. Au bout de trois semaines, elle décroche un emploi de caissière dans une épicerie de quartier. Rapidement, elle devient gérante de soir. Pendant un an, elle développe alors un formidable réseau. Quand vient le temps de quitter le Québec, puisque son permis arrive à son terme, elle n’’a qu’’une envie : rester. Elle dégote alors un permis de travail grâce au programme « Mobilité des jeunes travailleurs » (MJT) de l’’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ - http://www.ofqj.org/book/les-accords-de-mobilit). Ce programme permet aux Français d’accéder plus facilement à un emploi de 6 à 12 mois au Québec avec un permis de travail temporaire simplifié.

En juillet 2010, Nathalie Cénac entreprend finalement les démarches pour immigrer définitivement. « C’’est une immigration ardemment désirée. Si je n’’obtiens pas ma résidence permanente alors je rentrerai en France et je prendrai mon mal en patience. Mais j’’espère que tout ira vite et que je pourrai bientôt dire : Québec, c’’est chez moi. » Elle connaît d’’ailleurs tellement bien la ville et tous les bons plans dont elle regorge, qu’’elle continue d’’œuvrer bénévolement au sein du réseau des pvtistes et se charge de leur accueil. « Je sais ce que l’’on peut ressentir quand on quitte sa famille et ses amis. C’’est important de connaître les trucs et astuces qui peuvent faciliter notre arrivée. Alors si je peux les aider, je le fais. »

Yasmine Berthou

Deux questions sur l’’immigration…

- Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu lorsque vous avez décidé de venir vivre au Québec ?

- Quel conseil donneriez-vous à votre tour à un Français qui déciderait de venir s’’installer au Québec ?

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publié le 30/11/2011

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