Le Portrait du mois... Olivier et Sandrine Duplessy (octobre 2012)

Olivier et Sandrine Duplessy : les pâtissiers globe-trotter qui ont trouvé la terre promise

JPEG Olivier Duplessy, 47 ans, est un pâtissier globe-trotter. Après avoir œuvré pendant 10 ans dans le 15e arrondissement de Paris, il est parti tenter sa chance au Brésil. Une expérience moyennement concluante. Il s’est ensuite mis au vert sous le crachin breton avant de potasser son anglais pour s’installer en Grande-Bretagne. Avec son épouse Sandrine, 44 ans, ils jugent alors que le rythme de vie de Londres n’est pas celui qu’ils souhaitent pour leurs deux enfants. Ils décident alors de faire une fois de plus leurs valises et lorgnent du côté du Québec.

« Nous avons mis nos curriculum vitae en ligne sur un site afin de voir s’il serait facile ou non de trouver un emploi au Québec », explique Sandrine. C’était il y a six ans. Les offres d’emplois pleuvent. « Nous en avions tellement que nous avons pu choisir la région dans laquelle nous avions envie de nous établir et c’est le Bas-Saint-Laurent qui a obtenu nos faveurs. » Ils s’établissent à La Pocatière une petite ville dynamique installée entre mer et montagne dans laquelle est implanté un important centre de développement bioalimentaire dédiés à l’innovation et au transfert technologique.

Venus avec des permis de travail fermés, Olivier et Sandrine dépendent totalement de leurs employeurs. Quand ceux-ci décident de mettre fin à leurs contrats simultanément, ils se retrouvent en même temps sans ressources et sans pouvoir travailler puisqu’ils sont en attente de leur Résidence permanente, le sésame qui leur ouvrira les portes du marché de l’emploi. « Nous avons alors hésité à remballer nos affaires et à repartir en France, confie Sandrine. Pourtant, nous avions trouvé dans cette région du PNG monde la qualité de vie que nous cherchions. » Plutôt que de tourner en rond, ils mettent à profit cette période pour voir comment ils pourraient mettre de l’avant leur expertise. « Nous avions fait des gâteaux pendant une grande partie de notre vie et nous avons décidé de nous laisser inspirer par notre nouvelle région. » Ils réfléchissent à un plan d’affaires et dès la réception de leurs papiers d’immigration, ils créent une pâtisserie dans leur maison. « Les producteurs de la régions sont devenus nos fournisseurs et nos voisins et amis sont devenus nos clients. Les gens venaient frapper à notre porte pour nous commander des gâteaux que nous préparions sur commande. » Le succès est tel que certains jours, un bouchon se forme dans la rue. « C’est là que nous avons réalisé qu’il était temps de passer à la vitesse supérieure. »

Ils ouvrent leur boutique, les Pâtisseries et Gourmandises d’Olivier (http://patisseriesetgourmandisesdolivier.yolasite.com/) en 2010. Le couple s’équipe du matériel nécessaire pour préserver leur vie de famille. « Nous avons investi dans des machines qui nous permettent de mettre la clé dans la serrure à 18h15 et d’être assis dans notre jardin à 18h20. Nous nous sommes donnés les moyens de préserver notre qualité de vie, car c’était la condition non négociable pour repartir en affaires. » La boulangerie-pâtisserie ne désemplit pas. « Aujourd’hui, nous ne nous verrions plus vivre en France. Nous avons trouvé mieux au Québec. Lors des moments difficiles, nous avons été très entourés par nos nouveaux amis québécois et les produits que l’on propose, qui sont plutôt haut de gamme, ont trouvé leur marché. »

Yasmine Berthou

Deux questions sur l’immigration…

- Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu lorsque vous avez décidé de venir vivre au Québec ?

- Quel conseil donneriez-vous à votre tour à un Français qui déciderait de venir s’installer au Québec ?

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publié le 01/10/2012

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