Née en 1937, journaliste de métier et nouvelle représentante du Québec à l’Unesco, Michèle Stanton-Jean a été nommée Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur. Cette distinction lui a été remise le 6 juillet des mains d’Hélène le Gal, consule générale de France à Québec, en raison de son engagement en faveur de l’éducation des adultes, de la condition féminine et de la coopération franco-canadienne dans le domaine de l’éthique biomédicale. La cérémonie s’est déroulée à l’Université de Montréal où Mme Stanton-Jean est chercheuse invitée.
En épinglant cette médaille, Mme Le Gal a souligné le parcours riche et diversifié de la récipiendaire qui a occupé de nombreux postes de haute responsabilité dans les administrations fédérale et provinciale, à Ottawa, Québec, ou encore au siège de l’Unesco à Paris. Un parcours professionnel qui révèle la diversité des champs d’intérêt de Michèle Stanton-Jean tout en mettant de l’avant une orientation significative vers les questions sociales : l’éducation des adultes, la condition féminine, la santé, et l’éthique biomédicale. Des sujets qui demeurent toujours au cœur des préoccupations de la chercheuse qui, au moment de recevoir sa médaille de la République française, a déclaré : « Les difficultés d’accès à l’éducation des adultes, les difficultés que vivent encore les femmes dans plusieurs pays, l’absence d’accès aux soins de santé et aux fruits des avancées scientifiques sont encore des problématiques vécues par des millions de personnes sur notre planète. » Des dossiers qui se situeront au centre de ces préoccupations au siège parisien de l’Unesco.

Mme Stanton-Jean connaît d’ailleurs bien les rouages de l’Unesco puisqu’elle qui y a déjà présidé la commission canadienne ainsi que le Comité international de bioéthique. Elle a ainsi rédigé pendant ce dernier mandat la Déclaration internationale sur la bioéthique et les droits de l’homme adoptée en 2005 par les 192 pays membres de l’Unesco. Quelques années auparavant, elle avait participé à la création de l’Institut international de recherche en éthique biomédicale, une initiative conjointe de l’Université de Montréal et de l’Université Paul-Descartes. Elle a par ailleurs occupé plusieurs postes dans l’enseignement supérieur et dans la diplomatie canadienne : de 1993 à 1998, elle était sous-ministre de la Santé à Ottawa.
Crédit photos : Andrew Dobrowolskyj
