Nouveau bond en avant de la coopération scientifique et universitaire

Six accords de partenariat ont été signés entre les universités et les instituts de recherche français et québécois lors de la visite du Président de la République. Tour d’horizon de ces nouvelles ententes.

JPEG
1. M. Daniel Coderre, recteur de l’Institut national de recherche scientifique (INRS)
2. M. Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal
3. M. Alain Fuchs, président du Centre national de recherche scientifique (CNRS)
4. M. Christophe Guy, Directeur général de l’École polytechnique de Montréal
En arrière-plan : Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et M. Yves Bolduc, Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science.

Nutrition et santé du cerveau : création d’un LIA (Laboratoire international Associé) entre l’ INRA, l’Université de Laval et l’ Université de Bordeaux

Ce LIA ambitionne de devenir une référence mondiale dans le domaine de la nutrition et de la santé du cerveau, grâce à ses travaux de recherche et d’innovation, de formation et ses activités de transfert. Il s’agit d’un accord d’une durée de 5 ans basé sur le partage de la stratégie scientifique des co-signataires et la réalisation de projets de recherche co-financés.

Matériaux multifonctionnels contrôlés : accord entre le CNRS, l’INRS, l’Université de Montréal et Polytechnique Montréal

Cet accord prévoit :

  • de créer à court terme un réseau thématique (groupement de recherche international) visant à regrouper une masse critique de chercheurs rattachés aux établissements. Ce réseau sera apte à répondre aux grands défis de l’avenir en matière de matériaux multifonctionnels contrôlés ;
  • de réunir annuellement des chercheurs des établissements ainsi que des utilisateurs actuels ou éventuels de ces développements afin d’orienter de manière optimale la recherche dans ce champ particulier, de présenter les dernières avancées en la matière et de bien cerner les défis à résoudre dans les contextes économiques et technologiques français et québécois ;
  • d’explorer la possibilité d’établir sur le site Outremont une Unité mixte internationale ou des Laboratoires internationaux associés pour enrichir les collaborations existantes et à venir.

Sciences et technologies des plasmas : création d’un LIA (Laboratoire international Associé) entre le CNRS, l’Université J. Fourier de Grenoble, l’Université Paul Sabatier de Toulouse, l’INRS et l’ Université de Montreal

Le projet de Laboratoire International Associé STEP (Sciences et Technologies des Plasmas) s’appuie sur une collaboration initiée entre des équipes françaises et québécoises dans le cadre du Laboratoire International des Technologies et Applications des Plasmas (LITAP). Le LITAP a été créé en 2007 dans le domaine de la physique et les applications des plasmas micro-ondes. Ce premier LIA a donné lieu à une collaboration fructueuse. Le nombre de chercheurs impliqués (LAPLACE et LPSC en France, INRS et Université de Montréal au Québec) a été augmenté de façon significative. Une réelle dynamique a été créée, avec des projets communs financés des deux côtés (projet ANR international, soutiens régionaux et industriels), de nombreux échanges de chercheurs et d’étudiants en co-encadrement. Il a donc semblé important d’entretenir cette dynamique de recherche initiée en 2011 en s’appuyant sur une nouvelle structure.

Les objectifs :

  • capitaliser sur la complémentarité des compétences scientifiques et technologiques des chercheurs du LIA dans le domaine des plasmas et de leurs applications pour aborder de nouvelles thématiques d’avant-garde réunissant des compétences impossibles à rassembler autrement ;
  • utiliser de manière optimale l’exceptionnelle infrastructure des cinq laboratoires afin d’accélérer la recherche et le développement dans des créneaux où s’exerce une très forte concurrence internationale, ;
  • former des étudiants et stagiaires postdoctoraux ayant accès à des compétences multidisciplinaires et à une infrastructure de tout premier plan dans un milieu de recherche structuré, ce qui résulte naturellement en une formation de qualité exceptionnelle ;
  • assurer un soutien constant à la R&D des industries françaises et québécoises.

Echanges interuniversitaires : programme conjoint entre le CNRS et le FRQNT

Le Fonds de recherche du Québec Nature et technologies souhaite stimuler les échanges interuniversitaires, interorganismes et interentreprises entre la France et le Québec en assurant le financement de longs séjours de chercheurs du Québec dans les unités des universités et organismes partenaires en France. Cette initiative du FRQNT vient faire écho à celle du CNRS qui appuie déjà financièrement ces trois unités, et ce, depuis plusieurs années en assurant le salaire et les frais marginaux des chercheurs en séjour prolongé au Québec.

Il est convenu que le FRQNT développera, d’ici un an, un programme visant à soutenir financièrement de longs séjours (périodes de trois à quatre ans) pour des chercheurs du Québec dans les unités mixtes internationales en France.

Vieillissement et maladies neurodégénératives : accord entre l’ INSERM et le FRQS

L’accord prévoit de :

  • promouvoir la coopération dans les domaines de la science et de la technologie dans le cadre de la recherche sur le vieillissement et les maladies neurodégénératives et tous les développements méthodologiques permettant de faire progresser la recherche dans ces domaines ;
  • promouvoir la participation d’étudiants, de jeunes chercheurs et la formation des ressources humaines ;
  • renforcer l’utilisation des financements européens en matière de coopération internationale ;
  • guider les résultats communs de la recherche scientifique et technologique en les appliquant au secteur industriel avec pour objectif de promouvoir le développement économique et social au Québec et en France.

Environnement, nouvelles énergies, santé : accord entre l’INRS et l’Université de Rennes 1

L’entente a pour but de favoriser la collaboration en matière de développement de la recherche et de la formation, notamment dans les domaines suivants :

  • Environnements géologiques profonds ;
  • Nouvelles énergies, nouveaux matériaux, photonique et lasers ;
  • Santé humaine et environnement ;
  • Études urbaines et acceptabilité sociale des grands projets de développement.

publié le 04/12/2014

haut de la page