Prix de thèse en cotutelle 2014 : Magali Gauthier

Magali Gauthier s’est vu remettre le prix de thèse en cotutelle France-Québec 2014. Elle est titulaire d’un doctorat en Science des matériaux de l’Université de Nantes et en Sciences de l’énergie et des matériaux de l’INRS. Sa thèse portant sur les "Electrodes négatives à base de silicium pour accumulateurs au lithium : mécanisme réactionnel à l’échelle nanométrique et optimisation des performances" a particulièrement retenu l’attention du jury.

GIF Magali, vous venez de recevoir le prix de thèse en cotutelle France-Québec, pouvez-vous nous présenter rapidement votre sujet de thèse ?

Ma thèse avait pour but d’étudier un nouveau matériau, le silicium, susceptible d’être utilisé dans les prochaines années dans les batteries Li-ion comme électrode négative. Les batteries Li-ion utilisent actuellement des électrodes à base de graphite. Le silicium est un matériau très prometteur pour remplacer le graphite, puisque celui-ci est capable de stocker 10 fois plus de lithium que le graphite. Cependant de nombreux problèmes restent à résoudre avant d’envisager l’utilisation de ce matériau. L’approche suivie dans mon travail de thèse a été la compréhension des mécanismes réactionnels des électrodes de silicium en vue d’optimiser leurs performances. Alors que la majorité des études se focalisent sur le Si nanométrique, nous avons proposé dans ma thèse la réalisation d’électrodes à bas coût via la mécanosynthèse d’un Si nanostructuré de taille micrométrique.

Quel a été l’apport de la cotutelle entre votre université française et votre université d’accueil québécoise dans votre doctorat ? Comment avez-vous partagé votre temps et vos travaux entre vos deux universités ?

La cotutelle entre mon université française et mon université québécoise a permis de profiter des compétences des deux universités. Mon laboratoire français m’a apporté des compétences dans la compréhension des mécanismes, tandis que mon laboratoire au Québec m’a apporté des compétences en mécanosynthèse et dans l’optimisation des performances des électrodes. La cotutelle a vraiment été un moyen de relier les connaissances des deux laboratoires et de progresser plus rapidement.
Au niveau logistique, mon temps a été partagé également entre les deux laboratoires. J’effectuais des séjours d’environ 6 mois dans chaque université. Le temps de séjour a toutefois varié, en fonction du travail restant à fournir à chaque session dans le laboratoire.

Sur un plan plus personnel, comment avez-vous vécu vos séjours au Québec ?

Mes séjours au Québec ont été des expériences exceptionnelles. J’ai vraiment apprécié vivre au Québec. Les gens, la culture, l’accueil étaient parfaits. Même l’hiver me manque !

La cotutelle a-t-elle été un atout dans l’obtention de votre post-doctorat au MIT ? Comment envisagez-vous la suite de votre parcours ?

Je pense que la cotutelle a été un véritable atout dans l’obtention de mon postdoctorat au MIT. La cotutelle permet de connaitre des environnements de travail, des systèmes de fonctionnement différents. La cotutelle permet de développer des compétences en communication et implique d’être encore plus autonome. Je pense que toute cette expérience supplémentaire a aidé dans l’obtention de mon postdoctorat.
Pour la suite de ma carrière, j’aimerais essayer d’obtenir un poste académique en France.

Pour terminer, quel conseil donneriez-vous aux étudiants qui débutent leur thèse en cotutelle entre la France et le Québec ?

Juste profiter de l’expérience offerte et essayer de gérer au mieux la répartition du temps entre les deux laboratoires. Les universités françaises et québécoises ont des modes de fonctionnement différents. Je crois que le plus important est de s’adapter à chacun d’entre eux. Il ne reste plus ensuite qu’à profiter pleinement de chaque moment !

publié le 29/09/2014

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