Programme Apogée : deux universités québécoises lauréates impliquant des unités mixtes du CNRS

Deux universités québécoises viennent de recevoir la plus importante subvention de recherche de leur histoire via le programme Apogée Canada. Les universités Laval et Sherbrooke reçoivent ainsi respectivement 98 et 33,5 millions de dollars, sur les 350 millions octroyés pour cette première partie du programme, qui injectera au total 1,5 milliards de dollars sur sept ans. Ce programme fédéral a pour ambition l’enrichissement des connaissances scientifiques tout en visant à atteindre l’excellence mondiale dans des domaines au potentiel économique à long terme.

Deux unités mixtes internationales du CNRS sont impliquées dans ces projets d’avenir : l’UMI Takuvik (CNRS / Université Laval) avec professeurs Marcel Babin et Louis Fortier et l’UMI LN2 (Laboratoire des nanotechnologies et nanosystèmes). Le professeur Bertrand Reulet, récemment nommé titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur le traitement des signaux quantiques, est également très impliqué dans le projet de l’Université de Sherbrooke.

Sentinelle Nord – Université Laval

L’objectif de ce vaste projet est d’améliorer la compréhension de l’humain, de son environnement et des répercussions des changements environnementaux sur la santé. Ce projet, qui regroupe des chercheurs d’une quinzaine d’universités dans le monde, propose de tracer en temps réel la cartographie de l’écosystème et des géosystèmes arctiques, subarctique et nordiques de l’axe humain-environnement, grâce à l’apport d’une instrumentation scientifique novatrice et transdisciplinaire.

JPEG Des capteurs seront utilisés pour sonder le vaste territoire arctique. Les données recueillies permettront d’analyser et de prévoir l’effet des changements climatiques sur les populations. « Ce ne sont pas uniquement des recherches sous l’angle de la technologie et de la lumière. Sentinelle implique des chercheurs en sciences sociales, en transport, en alimentation », précise Eric Beauce, vice-recteur de l’Université Laval. Le projet Sentinelle Nord mise ainsi sur autant sur l’approche humaine que sur les technologies de pointe comme l’optique-photonique et la neurophotonique.

Le programme de recherche prévoit également la création d’un panel scientifique international, de nouvelles chaires de recherche et d’unités mixtes de recherche etc.


De la science quantique aux technologies quantiques – Université de Sherbrooke

Le projet porté par l’Université de Sherbrooke se situe à l’interface des matériaux et de l’information quantiques, un champ de recherche offrant de vastes possibilités de découvertes et d’innovation. L’initiative De la science quantique aux technologies quantiques vise ainsi à créer une synergie entre ces deux thèmes tout en profitant du savoir-faire en ingénierie, et plus particulièrement en micro nanofabrication, des chercheurs de l’Université de Sherbrooke.

JPEG Elle s’intègre par ailleurs dans la stratégie d’innovation, de partenariat et d’entrepreneuriat de l’Université de Sherbrooke, qui fournit un écosystème propice au milieu des affaires pour favoriser et accroître la collaboration avec l’industrie, promouvoir l’entrepreneuriat et stimuler la compétitivité et la productivité. Les partenariats que l’équipe de chercheurs noue avec des centres de recherche établis et des entreprises de haute technologie, dont Google et Microsoft, entre autres, repoussent les limites de la recherche fondée sur le quantique et positionneront avantageusement l’Université de Sherbrooke sur la scène mondiale. « C’est une reconnaissance nationale et internationale majeure qui confirme la qualité de nos équipes de recherche et la justesse de notre approche de partenariat avec les entreprises, explique Luce Samoisette, rectrice de l’Université de Sherbrooke. L’UdeS déploie une vaste stratégie pour propulser l’innovation, décupler les partenariats et intensifier l’entreprenariat. »

publié le 03/09/2015

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