Le portrait du mois : Romaric Boussin, fondateur de FrancoMarket.com

Rencontre avec Romaric Boussin, 34 ans, fondateur de FrancoMarket.com.

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Crédit photo : L’outarde Libérée

Pouvez-vous raconter vos premiers pas au Québec : que faisiez-vous avant d’arriver dans cette province francophone et pourquoi avez-vous immigré ?

À la fin de mes études en commerce international, je suis allé m’installer à Londres de 2006 à 2008. En étés 2006 et 2007, je suis venu en vacances au Canada, à Québec et Montréal, et j’ai tellement apprécié le temps passé ici, que j’ai décidé de prendre un Permis Vacances Travail. Mon PVT a duré de 2008 à 2009, je travaillais alors chez Desjardins ce qui m’a permis d’obtenir un visa Emploi de perfectionnement (Jeune Pro, maintenant) et j’ai pu prolonger mon visa jusqu’en janvier 2011 (en tout PVT + Emploi de perfectionnement 36 mois). Après un retour en Europe, je suis revenu avec la résidence permanente Canadienne en mai 2013.

La raison principale de mon immigration est que je me suis senti bien dès la 1ère fois que je suis arrivé au Québec grâce à la qualité de vie, l’accueil et l’ouverture d’esprit de Québécois et Canadiens. Au plan professionnel, mes expériences ont été concluantes et je trouve qu’il y a beaucoup de possibilités d’évolution.

Pouvez-vous nous parler de votre vie professionnelles ici, à quels défis avez-vous été confrontés ?

En 2008, il était relativement facile de trouver un travail avec un PVT, alors oui j’ai trouvé trois mois après mon arrivée. De 2008 à 2011, je suis resté avec le même employeur Desjardins. En 2013, quand je suis revenu en tant que résident permanent, j’ai repris mon emploi chez Desjardins car j’avais gardé de bonnes relations et ensuite j’ai décidé de me consacrer à mon projet d’entreprise.

Aujourd’hui, vous avez créé FrancoMarket.com, comment vous est venue cette idée ?

L’idée est venu d’un constat personnel et des remarques d’expatriés français de mon entourage plus ou moins proche. Il est vrai qu’à Montréal, en faisant quelques efforts on peut retrouver des produits français, mais souvent il fait faire plusieurs magasins ou épiceries spécialisées pour trouver ce que l’on recherche. De plus, tout le monde n’habite pas le Plateau Mont-Royal, alors il m’est venu l’idée de rendre les produits français accessibles facilement à travers tout le Canada via Internet. En dehors de Montréal, il est beaucoup plus difficile de trouver des produits français.

Un sondage effectué par Internet, auprès de 600 expatriés français, a permis de confirmer que la demande était là. Il restait donc tout à mettre en place.

Comment s’inscrit votre entreprise dans paysage du Québec ?

PNG Les Québécois sont curieux et aiment manger alors nous voulons leur faire découvrir les spécialités alimentaires françaises. De plus, le commerce en ligne au Québec est en développement (par rapport à la France) et nous seront heureux si nous pouvons nous développer en même temps que celui-ci.

De manière générale comment percez-vous le monde des affaires au Québec et à quels défis êtes-vous confrontés ?

Je trouve qu’on entend beaucoup parlé d’entreprenariat, des nombreux organismes et ressources pour l’aide au démarrage de l’entreprise. C’est un environnement favorable au développement des affaires : démarches administratives simple pour se lancer, beaucoup d’activités de réseautage et d’opportunités d’affaire.

Toutefois, obtenir un financement quand on est nouvel arrivant avec un historique de crédit limité n’est pas facile. La gestion du temps est aussi un défi quotidien : depuis le lancement de FrancoMarket.com. L’objectif est de se concentrer sur les clients et les produits qu’ils désirent sans oublier toutes les autres fonctions dans l’entreprise (comptabilité, administratif…).

- Quel conseil donneriez-vous à un Français qui déciderait de venir s’installer au Québec ?

De ne pas hésiter à venir s’installer, il y a beaucoup d’opportunités pour qui veut travailler. Et puis, la qualité de vie est bonne. Ne pas tout comparer entre le Québec et la France (même si c’est normal au début) car malgré la langue française les Québécois sont des Nord-Américains. Cela peut prendre un peu de temps de se faire un cercle de contacts ou d’amis québécois, il faut être patient et tout se passera bien.

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publié le 26/02/2015

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