
A l’occasion de son séjour au Québec, le choeur Oldarra s’est produit au Grand Théâtre de Québec. Lors de ce concert, les trente hommes qui composent le choeur Oldarra ont interprété des chants traditionnels du Pays basque, des compositions originales en langue basque mais également des oeuvres de Schubert, de Victoria, de Gounod et de Mendelssohn écrites pour choeur de voix d’hommes.
Mme Hélène Le Gal, Consule générale, a organisé une réception à sa résidence. Un évènement qui a donné lieu à une expérience inédite : le choeur a improvisé un chant en s’installant autour de la Consule générale. Séquence émotion.

Un article dans Le journal Le Soleil :
Par Richard Boisvert
"(Québec) Le dernier rendez-vous de la saison du Club musical de Québec réservait, avec la visite du choeur basque Oldarra, une magnifique découverte aux abonnés. La série de rappels demandés par le public à l’issue du généreux programme présenté par les chanteurs, mercredi soir à la salle Louis-Fréchette, a permis de constater à quel point ils ont été appréciés.
La formation réunissait sur scène une trentaine de chanteurs, des amateurs de calibre professionnel qui ont su développer sous la direction de leur chef Iñaki Urtizberea un sens de l’équilibre et de l’unité absolument remarquable.
La vingtaine de pièces interprétées au cours de la soirée avaient en commun la même expression franche et spontanée, mais néanmoins soignée et précise. Le spectacle dégageait par ailleurs une beauté d’un caractère un peu sauvage ou, si vous préférez, une sorte de grâce naturelle qui nous amenait véritablement ailleurs.
On aura compris que ce voyage à travers les chants traditionnels donnait un avant-goût assez savoureux du Pays basque.
Outre le plaisir de chanter ensemble, particulièrement manifeste dans Kalejira, un morceau traditionnel arrangé et harmonisé par le chef, les chanteurs ont une manière de penser le rythme qui n’a rien de carré. Cette liberté dans le mouvement n’empêche pas le groupe de maintenir en tout temps une solidité et un ensemble parfaits.
Les arrangements de certaines pièces, comme celle qui s’intitule Kitolis, relevaient d’une approche quasi orchestrale très élaborée, ce qui a permis à Oldarra de donner un aperçu de sa virtuosité et de sa maîtrise de l’articulation. On regrettait seulement de ne pas avoir sous la main une traduction pour pouvoir mieux apprécier le moment.
L’humour avait aussi sa place, que ce soit dans Le loup et l’agneau, une fable de Lafontaine mise en musique par Gounod, où chacun des animaux trouvait son caractère et sa couleur propres, ou alors dans le savoureux menu, composé par un certain Carl Zölher, sans oublier le non succulent moins et très agile Pepita, entendu en rappel.
Notons que ce concert sera diffusé le 24 mai à 20h sur les ondes d’Espace musique."
