1) Robert Doyon, Wilson Dionne, je suis particulièrement heureux de rendre hommage, au nom de la France, à deux anciens combattants qui ont participé à la libération de mon pays. Je suis heureux de le faire en compagnie de vos familles et amis, dans le cadre du régiment de la Chaudière que je remercie de son accueil, en particulier le colonel Paul-Hus. Robert Doyon et Wilson Dionne, vous avez tous deux fait preuve de qualités exceptionnelles au cours de la seconde guerre mondiale. Je souhaite donc exprimer l’admiration et la reconnaissance que mérite l’engagement et l’héroïsme dont vous avez fait preuve tous deux pour libérer la France. A travers vous, ce sont aussi des milliers de courageux soldats canadiens dont un trop grand nombre n’est pas revenu, que nous honorons.
2) Robert Doyon, affecté comme sergent au régiment de la Chaudière, vous
débarquez le 6 juin 1944 à Bernière sur mer où vous avez pour mission
d’assurer la défense antichars des unités de contact. Le lendemain du
débarquement, une contre attaque est déclenchée par un élément de la
division de panzer « Herman Goering ». Votre peloton subit de lourdes
pertes. Néanmoins, vous continuez à tenir la position avec le reste de
votre peloton et réussissez à détruire 13 blindés allemands et
contribuez ainsi à arrêter l’avancée des forces ennemies.
Au cours des mois qui suivent vous participez avec beaucoup de courage
et de dévouement aux violentes batailles qui contribuent à la libération
de la France. Votre conduite exemplaire vous a valu la Croix de guerre
avec palme.
Au nom du Président de la République, je vous remets l’insigne de
chevalier de la Légion d’honneur.
3) M.Wilson, vous participez, au sein de la marine marchande, à la bataille de l’Atlantique. Sous la menace constante de sous-marins ennemis, vous contribuez à l’acheminement en Angleterre de troupes et de matériels. Dès le début de 1944, vous êtes impliqué dans la préparation du jour « J » dans lequel la marine marchande a joué un rôle essentiel. Permettant de pallier le manque de navires de guerre, votre contribution aux opérations maritimes permet le débarquement d’hommes, de véhicules, d’équipements dans des conditions extrêmement périlleuses.
Votre navire est torpillé au cours d’une de ces missions et vous êtes blessé. Transféré à bord d’un navire hôpital vous êtes rapatrié au Canada début septembre 1944. Vous faites partie de ces courageux marins, embarqués sur des cargos sans défense, qui ont joué un rôle déterminant dans la victoire finale en dépit de lourdes pertes humaines.
Au nom du Président de la République, je vous remets l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur.